Attelage et TraditionsParmi les nombreuses disciplines qui se développent autour du cheval, il en est une dont on parle trop peu: l'attelage de tradition.Moins médiatisée que les courses ou le jumping, moins spectaculaire que le concours complet ou l'attelage sportif, moins " innovante " que beaucoup d'autres…, elle mérite néanmoins une attention particulière. Qu'une nouvelle ASBL"Attelage et traditions",prenne comme objectif de défendre toutes les traditions pour promouvoir l'attelage sous ses formes les plus diverses et de les faire connaître à des amateurs de plus en plus nombreux ne peut que réjouir ceux et celles pour qui ces pratiques doivent continuer à vivre pour le plus grand bonheur de tous.  | Bienvenue sur le site de l'Association Wallonne "Attelage et Traditions" |
| | La tradition est à comprendre comme un ensemble de doctrines et de pratiques transmises par la parole, l'exemple et l'écriture. A force d'employer le mot au singulier, certains ont fini par croire que LA tradition était forcément unique, une et cohérente,… Cette singularisation tend à lui donner une légitimité et une force contraignante : tout ce qui n'est pas " dans " la tradition, est " contre " elle ! Le non respect de la tradition devient ainsi une déviance, une atteinte à l'orthodoxie de la règle. De là à sanctionner les travers… Or la tradition n'est jamais unique, elle est plurielle. En attelage - comme ailleurs - il existe des traditions, mouvantes, plus ou moins fortes, sujettes aux critiques et surtout contingentes. Conduire un cheval de trait " au cordon " est conforme à une certaine tradition, utiliser un collier anglais renvoie à un certain savoir-faire insulaire, alors que l'emploi de la bricole est plutôt continental. Etc, etc. L'important est de ne pas confondre ou mélanger les usages. Les exemples sont légion. Il n'y a pas une tradition, il n'y a que des traditions. Celles-ci doivent être restituées dans un contexte qui les légitimise. Mais toutes peuvent cohabiter : le conducteur d'un chariot attelé correctement à des chevaux lourds respecte une tradition qui n'est pas celle que respecte un cocher qui mène un attelage " aristocratique ", ni celle d'un meneur utilisant une voiture " bourgeoise " à la campagne… Tout est affaire de contexte et surtout de cohérence ! |
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